Agenda des promenades
 
   
    
      
        
          
        
       

Ces promenades - spectacles associent le conte ou la poésie,
la musique et la voix en mettant en scène une conteuse et des musiciens vivant en Normandie.
L’idée est de permettre au public de découvrir le répertoire d’ici et d’ailleurs afin d’établir des passerelles entre les cultures. ( La compagnie Magnanarelle travaille en partenariat avec Archipels : Maison des Arts et Culture du Monde en Normandie ).

Promenades Normandes

« A la fleur du pommier »
Contes Normands, musique et chants Normands

Venez vous s’en à la campagne, braves gens, goûter le bon lait et les bonnes mattes de mai… Laissez-vous enivrer par le parfum de l’arbre du premier péché et bien que « mai en mariage fasse mauvais ménage », sachez que bien des idylles se noueront sur le chemin du retour, derrière les buissons.

« Une nuit particulière »

Avant que ne bascule la part du jour revenant à St Jean, « ceux qui savent » auront cueilli et récolté la nature remède à tous les maux. Avant que n’aient sonné les douze coups de minuit, le feu aura purifié chaque bête de chaque troupeau…
Cette nuit là est toute particulière, elle réserve des histoires très singulières, empreintes d’un brin de magie, forcément…


« Filles et femmes de chez nous »

Elles prenaient la parole dans chacun des gestes quotidiens, elles offraient leurs bras et leurs mains à l’ouvrage et leur ventre à la vie… Il y avait des jours maudits où elles risquaient d’abîmer la viande et si sans anneau au doigt, elles se retrouvaient grosses , la faute était la leur. Alors, glissons–nous sous les planches du lavoir et laissons les se raconter…

« Au village »

Au village… Il y a Bérengère. La petite brunette a un joli minois qu’a fait chavirer le cœur du nouvel instituteur. Il y a aussi le p’tit Marcel qui préfère l’école buissonnière à la communale et qu’en profite pour faire des farces et jouer des ours à m’sieur l’curé. Quant à Margueritte, qui coiffe Sainte Catherine depuis des années , si le chapeau carré s’est glissé dans sa chambre, le p’ tit Marcel n’est sûrement pas innocent…

« Normandie Fantastique »

Les dames blanches qui gardent les passerelles au dessus des ruisseaux et à qui il faut prêter la main pour une danse si l’on ne veut pas finir sur le lit du cours d’eau, le varou, qui court depuis le coucher du soleil jusqu’au lever du jour, les fées, bonnes ou mauvaises, les tours joués, les sorts jetés, les rendez-vous avec le diable qui peut bâtir un pont ou une grange en l’espace d’une seule nuit… c’est aussi cela, la Normandie.

« les amours… satisfaites ou éconduites »

« Ils sont à faire l’amour… », c’est ce que l’on disait en Normandie quand deux amoureux avaient le droit de se montrer ensemble, bras dessus, bras dessous. Avant cela, il y avait eu le feu de la Saint Jean, les billets doux échangés, les rendez-vous galants… Après quoi, pour épouser la belle il faudrait encore que le futur bruman envoie la badauchette faire la demande pour lui auprès du père de la jeune fille, après quoi…

« La passée d’août »

La moisson tout juste terminée, on a planté sur la dernière gerbe, le bouquet… C’est à la maîtresse de l’accrocher au mur de la ferme. Bouquet de blé, de marguerites, de coquelicots et de bleuets, noués par un ruban tricolore. Après quoi, il y aura »ripaille », chacun pourra chanter et se raconter…

Promenades passerelles avec d’autres cultures

Avec l’Afrique noire : Contes et Cora, djembé, doundoun, guitare et chant

« Balade en compagnie du Djeli (Mali) »

Au tronc noueux, un œil méfiant, c’est celui de la vieille, vêtue d’écorce et parfumée de sève odorante. Elle sème la mousse et les lichens, entrelace les troncs des arbres amants, mêlant leurs chevelures. Elle souffle son chemin au promeneur égaré… Cependant, si on la fâche, elle entre dans une violente colère, crie la tempête et crache des eaux boueuses aux relents de dépouilles. Nos ancêtres respectaient les arbres et connaissaient la vieille…

« Paroles d’Afrique »

Deux voix mêlées pour atteindre ces contrées où le ciel et la terre ne sont tristes que les jours de famine, où le soleil chauffe si fort, qu’il fait bouillir toutes les marmites du ciel et de la terre. La sagesse des anciens permet de grandir et la présence des morts qui habitent chaque arbre, chaque buisson, rassure ceux du village. Les animaux parlent et l’astuce, autant que le courage, est souvent l’arme des faibles contre les forts. Mais s’il est besoin d’un jugement c’est au Chacal que l’on s’en réfère…

« S’en va le jour »

Qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, quand se faufilent les heures longues, les êtres du jour, cèdent leur place aux êtres de la nuit. Les percussions comme un battement de cœur, les voix comme un souffle pour que la parole porte deux cultures à l’unisson.

Avec le Maghreb : Contes et violon, oud et chant

« Le jour précieux»

« Xareft - ek ma xareft – ek », je te raconte et je t’ai raconté, telles sont les paroles gardiennes des chemins, ce soir. Les pas seront nombreux avant que le jour ne s’éteigne, et pour les accompagner, la senteur des mots : le parfum de la menthe et du thé, celui du musc pour le linge et celui de l’amandier dont le fruit , pourvu d’une double peau, permet de lire ce que tisse le silence et de voir ce que tresse la voix du oud. Paroles de là bas, au bout de nos pas…

« S’en vient le jour… »

Quand vient le soir, l’ombre feutre les pas, le bruit de la terre et le souffle des arbres.
La parole alors, devient maîtresse des lieux… Récits de femmes et d’eaux, d’œufs de serpent aussi. Une passerelle entre deux cultures, celle de Normandie et celle du Maghreb.


Avec l’Irlande : Contes, violon et chant

« Ce que dessinent les brumes»

On dit que là-bas, sur une île au large de la côte du Pembrokeshire, dans la mer d’Irlande , se trouve le royaume de Féerie. Ses frontières sont un savant tissage de crépuscule et de brume, de chimères et de lueurs. On dit encore que là-bas, si l’on craint de bâtir sa maison sur les sentes qu'empruntent à la nuit fée les processions elfiques, il faut prendre soin de mettre une porte juste en face de la porte d’entrée et les laisser ouvertes, les nuits de pleine lune…

Promenades en poésies
Violon ou accordéon ou flûtes ou petites percussions

« Petits mots, petites notes d’Automne »

(Avant que l’automne n’embrase les regards, reflets des paysages, partager les mots, les sonorités et les voix…)
Avant que les feuilles rouges, ocres et jaunes n’aient encore quitté les bras des arbres, s’offrir un petit plaisir…
des mots, comme les notes d’une musique, choisis, pensés, posés, placés. Pour rimer tout en contant des anecdotes aux multiples parfums.

« Sur les pas des poètes » : Balade de septembre

Juste avant que le glas ne sonne pour
dire à l’été que son quart est terminé,
juste avant que le vent rouge ne commence
sa danse derviche autour de chaque arbre, chaque buisson ...
Partager le ravissement, le sublime et
la quintessence du verbe dans leur parure, d’une savante simplicité.
Souffler de bouche à oreille, dans un tressaillement complice...



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